2012年-世界发展银行中文_多哥共和国基本农业公共支出诊断评估_119页_2mb
报告摘要
Résumé détaillé du document
Contexte stratégique et institutionnel
Le Togo, après une période de stagnation économique de 1990 à 2005, a connu une phase de stabilité politique et de renouveau économique à partir de 2007. Le pays a signé son Compact PDDAA en 2009, devenant le premier pays d'Afrique de l'Ouest et le deuxième de la Sub-Sahara à le faire. Le PDDAA est mis en œuvre via le Programme National d'Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), qui vise la modernisation du secteur agricole. La Révue Diagnostique des Dépenses Publiques de Base dans le Secteur Agricole a été initiée par le Gouvernement togolais (GdT) pour évaluer la performance budgétaire et améliorer l'efficacité des investissements.
Niveau des dépenses publiques en agriculture
- De 2002 à 2011, le budget prévisionnel du MAEP hors pistes rurales a été multiplié par 3,5 en termes courants, passant de 7 à 25 milliards FCFA.
- En termes constants, le budget a été multiplié par 3.
- Le taux d'exécution des dépenses agricoles a été 56% en moyenne, inférieur au taux d'exécution global de l'État (77%).
- En 2010, les dépenses publiques en agriculture ont représenté 6,4% du budget total de l'État, soit moins que l'objectif fixé par la Déclaration de Maputo de 2003.
- En 2010, le budget de l'État alloué à l'agriculture, incluant la subvention aux engrais, a été 5,7% du budget total, soit 6,5% du PIB agricole.
Composition économique et fonctionnelle du budget du MAEP
- La majorité des dépenses (42%) sont constituées de frais de personnel et d'autres frais de fonctionnement.
- Les investissements représentent 27% des dépenses, principalement financés par des ressources externes (36%) et des achats d'intrants agricoles (28%).
- Les achats de céréales (ANSAT) représentent 3% des dépenses.
- Le budget des investissements a connu une nette augmentation depuis 2009, notamment grâce à un soutien accru du GdT et à la reprise de la coopération internationale.
Distribution régionale des dépenses publiques en agriculture
- Les dépenses sont principalement concentrées dans les zones urbaines, avec les services centraux gérant 70% des ressources du MAEP.
- Les services déconcentrés (régionaux) gèrent 2% des ressources.
- La distribution régionale montre une inégalité entre les régions, avec une faible répartition des ressources en zones rurales.
Efficacité technique du processus budgétaire
- L'efficacité technique de la programmation budgétaire et de l'exécution a été analysée, révélant des lacunes dans la gestion et la coordination.
- Le suivi et l'évaluation des projets agricoles reste insuffisant, et l'appropriation des interventions par le MAEP n’est pas encore pleinement développée.
- Il est nécessaire de renforcer les capacités du MAEP en matière de suivi et d’évaluation (S&E) pour améliorer l’efficacité des dépenses.
Cas particulier des intrants agricoles, de la sécurité alimentaire et de la mécanisation
- L’approvisionnement en intrants agricoles (engrais, céréales) est crucial pour le secteur.
- Le soutien à la sécurité alimentaire (ANSAT) reste insuffisant, malgré une augmentation des dépenses.
- La mécanisation agricole n’a pas encore reçu un niveau suffisant de financement et d’attention.
Incidence et impact des dépenses publiques en agriculture
- Les dépenses publiques en agriculture ont eu un impact limité sur la croissance économique et la productivité, malgré les efforts récents.
- Le soutien au secteur agricole est encore faible comparé aux pays à revenu intermédiaire et élevé, nécessitant une augmentation du budget à 70 milliards FCFA par an pour atteindre le niveau de 10% du PIB agricole.
Conclusion et recommandations
- Le Togo doit augmenter le niveau des dépenses publiques en agriculture pour répondre aux besoins du PNIASA.
- Il est nécessaire de renforcer les capacités du MAEP en matière de gestion des ressources, d’allocation et de suivi.
- Une réflexion sur la répartition des moyens entre les niveaux central et régional est essentielle.
- Des stratégies de maintenance des investissements agricoles devraient être mises en place.
- L’institutionnalisation des problématiques de transformation et de mise en marché du secteur agricole doit être renforcée.
- Une direction dédiée au MAEP pour ces domaines pourrait améliorer la coordination et l'efficacité.
Sources de financement
- Les ressources internes (RI) représentent 64% des financements, contre 36% de ressources externes (RE).
- Les ONG et les organisations interprofessionnelles contribuent également à l'effort de financement agricole, avec des dépenses passant de 700-800 millions FCFA par an à plus de 2 milliards FCFA.
- Les dépenses en matière de pistes rurales ont augmenté à plus de 5 milliards FCFA par an à partir de 2008.
Références et partenaires
- Le document a été réalisé avec le soutien de la Banque Mondiale, via le Programme de Reinforcement des Systèmes Nationaux des Dépenses Publiques Agricoles en Afrique Sub-Saharanne.
- Il a bénéficié de la collaboration de partenaires techniques et financiers (PTF), notamment la FAO, la PNUD, l’AFD, la BAD, le FIDA, et d'autres organismes internationaux.
- Des ONG comme APAF, AVSF, CIDR, RAFIA et FONGTO ont également participé à l'analyse.
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