EBA欧洲银行-Session-2-Does-High-Profitability-Hamper-Stability-for-EU-banks_44页_2mb
报告摘要
Résumé détaillé
Core Content
Ce document explore la relation entre la rentabilité élevée des banques européennes et leur instabilité financière. Il se concentre sur l'hypothèse selon laquelle une rentabilité trop élevée pourrait, contrairement à l'idée courante, accroître le risque de détresse bancaire. L'étude s'appuie sur une base de données empirique sur les cas de détresse bancaire en Europe entre 2001 et 2014, combinée à des indicateurs de rentabilité et à des variables de contrôle.
Main Findings
1. L'hypothèse initiale
- L'hypothèse est que la rentabilité peut être bénéfique pour la stabilité jusqu'à un certain seuil, mais devient préjudiciable au-delà.
- Cependant, l'étude conclut que la rentabilité élevée ne réduit pas la probabilité de détresse bancaire.
- Elle suggère même que les banques très rentables ont un risque accru de détresse à l'horizon de 3 à 4 ans.
2. Indicateurs de rentabilité
- ROA (Return on Assets) et ROE (Return on Equity) sont utilisés comme indicateurs de base de la rentabilité.
- Des indicateurs de rentabilité relative sont également définis :
- Top ROA et Top ROE : variables indicatrices qui prennent la valeur 1 si la banque se situe dans le dernier décile de la distribution de ROA ou ROE.
- ROA DEV et ROE DEV : mesures de la déviation de la rentabilité par rapport à la moyenne nationale.
- Top ROA DEV et Top ROE DEV : variables indicatrices qui prennent la valeur 1 si la banque se situe dans le dernier décile de la déviation de la rentabilité.
- Top ROA2% et Top ROE10% : indicateurs absolus de rentabilité définis comme la rentabilité supérieure à 2% (ROA) ou 10% (ROE).
3. Variables de contrôle
- Variables bancaires :
- Taille (logarithme des actifs totaux).
- Ratio de capitalisation (ratio de capital comptable).
- Dépendance au financement à court terme (ratio de financement à court terme sur les passifs totaux).
- Variables macroéconomiques :
- Croissance du PIB réel.
- Taux d'inflation.
- Variables sectorielles :
- Concentration du marché bancaire (part de marché des trois plus grandes banques).
- Développement financier (ratio de crédit privé au PIB).
4. Méthodologie
- L'analyse utilise des régressions logistiques pour estimer l'impact de la rentabilité sur la probabilité de détresse.
- Les variables explicatives sont retardées d'un an pour refléter l'effet retardé de la rentabilité sur la détresse.
- Les résultats montrent que la rentabilité élevée n'a pas d'effet négatif sur la probabilité de détresse, contrairement aux études antérieures.
Key Implications
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Implications positives :
- L'étude éclaire le paradoxe observé pendant la crise financière de 2008, où des banques très rentables ont subi des crises.
- Elle souligne que la rentabilité élevée n’est pas un signe de stabilité, mais peut être un prédicteur de détresse à long terme.
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Implications normatives :
- Les autorités prudontielles et les décideurs politiques ne devraient pas systématiquement associer une rentabilité élevée à une stabilité bancaire.
- Les modèles d'alerte précoce devraient inclure des indicateurs de rentabilité élevée comme facteurs de risque.
Conclusion
- L'étude remet en question la vision traditionnelle selon laquelle une rentabilité accrue est un facteur de stabilité bancaire.
- Elle propose une analyse empirique approfondie sur les banques européennes, en utilisant des indicateurs de rentabilité variés et une base de données spécifique.
- Les résultats suggèrent que la rentabilité élevée peut être un facteur de risque pour la stabilité financière, surtout à l’horizon de 3 à 4 ans.
Recommandations
- Prudential authorities devraient reconsidérer leur approche de la rentabilité bancaire.
- Early-warning models devraient intégrer des indicateurs de rentabilité élevée pour mieux anticiper les risques de détresse.
- Further research est nécessaire pour explorer les mécanismes sous-jacents à cette relation complexe.
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